Orientation scolaire et professionnelle : Orientation en Troisième : ne ratez pas la marche!
Si votre enfant est entré en troisième en septembre, il peut presque se considérer comme un « grand ». En effet, cette dernière année de collègue coïncide aussi pour lui avec une première réflexion sur son avenir, sur ce qu’il fera « plus tard ».
69568 lectures
Seuls les élèves qui se dirigeront vers la voie professionnelle (CAP, BEP) choisissent « un métier » dès la troisième. Toutefois, même si votre enfant espère accéder au lycée, il ne doit pas repousser sa décision aux calendes grecques. Son projet de troisième ne peut pas s’arrêter à une réplique du style « Je passe en seconde et après je verrai ».
Creusez le sujet de son avenir avec lui. Ne croyez pas qu’il n’a aucune ambition, aucune aspiration. Souvent, les enfants n’osent pas parler à leurs parents de peur de les décevoir. Alimentez des discussions libres et ouvertes, sans vous focaliser sur une profession précise. Évoquez des secteurs, des fonctions, des activités, des cursus.
Sélectionnez ce qui semble lui plaire, l’intéresser. Puis voyez ensemble si ses capacités intellectuelles et scolaires sont en adéquation avec son projet. Aidez-le à garder les pieds sur terre et raisonnez-le au besoin. Qu’il n’espère pas devenir astronaute s’il a 3 de moyenne en maths ou qu’il ne s’imagine pas conseiller diplomatique s’il est nul en orthographe et en langues! De toute façon, il est quasiment certain que le métier auquel votre enfant se destine aujourd’hui n’aura que peu de rapport avec sa future profession. Le principal est de mûrir en essayant de se projeter dans le futur.
En règle générale, le choix « final » découle des résultats de l’élève. Ne vous inquiétez pas si votre enfant est brillant. Mais soyez attentif si ses notes sont basses et s’il a des difficultés. Il ne faut pas qu’il « subisse » son orientation, ce qui lui laisserait un goût amer. Poussez-le à se prendre en mains, quitte à ce qu’il relève son niveau. N’oubliez pas que les mauvais résultats sont dus moins à des problèmes de capacités qu’à un manque de travail. Une idée précise lui donnera un but et le motivera. Cette motivation pourra provoquer une remontée de ses moyennes dans les matières décisives. Même si ce sursaut ne suffit malheureusement pas toujours pour obtenir gain de cause, il remet parfois les jeunes sur les rails.
Vers une spécialisation
Toute la problématique de la troisième est de préparer l’adolescent à sortir du collège où l’enseignement est général et commun (à l’exception des disciplines facultatives qui comprennent la découverte professionnelle ou les langues anciennes) pour entrer dans un lycée où la spécialisation sera de plus en plus significative.
En effet, toutes les séries comportent une partie de spécialisation. Très marquée dans le cas des bacs technologiques, elle concerne également les séries générales déclinées en trois domaines: scientifique, économique ou littéraire. Mais « spécialisation » ne signifie pas que tout est joué: les bacs technologiques laissent des possibilités d’orientation, à condition de vouloir sortir des sentiers battus.
Quant à la voie professionnelle, elle impose de se spécialiser très tôt. Le choix dépend néanmoins des résultats obtenus (certains secteurs sont très sélectifs) et ne rime pas avec fin d’études. Il reste possible d’aller au-delà du CAP/BEP, en préparant un autre diplôme professionnel spécialisé ou un bac soit professionnel soit technologique. Par la suite, un
BTS est toujours envisageable. Chaque domaine autorise finalement un élargissement des compétences et une élévation du niveau de qualification: plus les élèves des lycées professionnels poursuivent leurs études, plus ils deviennent polyvalents.