Orientation scolaire et professionnelle : Orientation en Troisième : ne ratez pas la marche!
Si votre enfant est entré en troisième en septembre, il peut presque se considérer comme un « grand ». En effet, cette dernière année de collègue coïncide aussi pour lui avec une première réflexion sur son avenir, sur ce qu’il fera « plus tard ».
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Des résultats scolaires qui comptent
Méfiez-vous de ce schéma caricatural: les mauvais élèves sont destinés à la voie professionnelle tandis que les bons vont en voie générale. Le problème est beaucoup plus complexe! Il intègre des critères tels que l’envie et le travail scolaire de l’enfant, les avis des enseignants, la réputation des filières, la volonté des parents… Ces derniers portent une grande part de responsabilité au moment de l’orientation. Ils veulent le meilleur pour leur progéniture, ce qui est légitime. Mais pourquoi la pousser coûte que coûte dans une voie qu’elle n’apprécie pas, dans laquelle il est couru d’avance qu’elle va « lamentablement se planter »? Pourquoi vouloir absolument qu’elle s’engage dans une série scientifique alors qu’un professeur particulier est déjà obligé d’intervenir deux fois par semaine pour assurer une moyenne de 12 en troisième ? Comme les exigences sont beaucoup plus élevées au lycée, cette note se transformera en 5 malgré 6 heures hebdomadaires de soutien!
Rappelez-vous qu’il ne faut pas se décider pour une voie simplement parce qu’elle est prestigieuse ou « à la mode ». Elle doit correspondre à ce que votre enfant veut faire et à ce dont il est capable. Ne lui imaginez pas un parcours scolaire selon vos ambitions, vos espérances. Adaptez-le à ses possibilités et à sa volonté à lui.
Réfléchissez-y régulièrement de façon à répondre aux enseignants lorsqu’ils prendront connaissance de vos souhaits en matière d’orientation. Vous aurez à vous prononcer en février d’abord, en avril-mai ensuite… À ces occasions, le conseil de classe examinera tant les résultats scolaires de votre rejeton que vos « v½ux ». Si les premiers paraissent cohérents avec les seconds, vous ne vous heurterez à aucun obstacle. Dans le cas contraire, le professeur principal et/ou le chef d’établissement vous proposeront de les rencontrer pour discuter d’un projet plus adapté. Souvenez-vous quand même que le conseil de classe n’a qu’un pouvoir limité. Une fois la décision d’orientation prise (pour laquelle vous pouvez faire appel), les dossiers sont étudiés par la commission d’affectation dont tout dépend. Car si le conseil de classe a orienté un élève vers une voie ou un diplôme, encore faut-il lui trouver un établissement! La commission d’affectation se montre particulièrement attentive aux résultats obtenus dans les matières principales. Une moyenne de ces dernières est élaborée et les chefs d’établissement s’y attardent pour choisir leurs futurs élèves. Cette démarche est valable tant pour les lycées généraux et technologiques que pour l’entrée en
CAP ou en BEP. Selon la spécialité et le nombre de demandes formulées, les établissements peuvent se permettre de « choisir » (eux aussi) leurs candidats en se fondant surtout sur les résultats obtenus en mathématiques et en français. Il existe donc bien une sélection en voie professionnelle. Certaines sections accueillent les meilleurs élèves, d’autres le tout-venant. Il est indéniable que les collégiens présentant un dossier « pitoyable » auront bien du mal à se faire accepter dans une spécialité (qui ne sera pas forcément celle réclamée). De surcroît, rien ne leur garantit qu’ils obtiendront l’établissement demandé ni une école proche de chez eux.